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La France veut « doper la lutte contre le piratage » et « agir sur toutes les formes de piratage ». Pour cela, le ministère de la culture suggère plusieurs pistes d'action : blocage, liste noire, déréférencement... des idées qui ne sont pas tout à fait neuves.

Les ministres se succèdent mais les objectifs demeurent. À la rue de Valois, siège du ministère de la culture et de la communication, la lutte contre le piratage reste une préoccupation permanente. L’actuelle résidente du Palais-Royal n’y déroge pas : elle prévoit même de relancer ce combat prochainement, avec cette fois une focalisation sur les sites de streaming et de téléchargement direct.

C’est tout le sens du discours que Françoise Nyssen a délivré le mercredi 18 avril, à l’occasion de la réception en l’honneur des films français sélectionnés au 71e Festival de Cannes. Alors que cela fera bientôt dix ans que le projet de loi « Création et Internet », qui débouchera sur la Hadopi, a été présenté en Conseil des ministres, le 18 juin 2008.

 

L’ajustement à venir de « l’arsenal » de lutte contre le piratage est justifié par le fait que « le piratage se fait dans 80 % des cas en streaming ou en téléchargement direct désormais », explique la ministre. Or, « l’essentiel » de l’actuel dispositif de lutte contre le téléchargement illicite porte sur le P2P. Ainsi, la riposte graduée ne peut s’activer que sur BitTorrent ou d’eMule, par exemple.

Mais pour être efficace contre le piratage, un « fléau absolu » selon la ministre, « nous devons agir sur toutes les formes de piratage ». Mais « c’est un vrai défi parce que les modes et les technologies de piratage évoluent constamment », admet Françoise Nyssen. Et les solutions envisagées pour combattre telle pratique de piratage ne sont pas forcément fonctionnelles pour une autre.

« NOUS DEVONS AGIR SUR TOUTES LES FORMES DE PIRATAGE »

Ainsi, dans le cas de la riposte graduée, il est nécessaire d’avoir accès à l’adresse IP pour pouvoir ensuite consulter les fournisseurs d’accès à Internet et ainsi identifier la ligne sur laquelle s’est déroulée l’infraction au droit d’auteur. Or, l’adresse IP peut être collectée assez aisément dans un réseau en pair à pair, puisque les internautes se connectent les uns aux autres pour se partager un fichier.

Mais dans le cas du téléchargement direct ou d’un visionnage en streaming, l’accès à l’IP est dans la pratique impossible : il faudrait que la plateforme qui sert à télécharger ou à regarder un contenu la communique, ce qui est improbable du fait du profil de ces espaces. L’autre approche serait que le FAI note les adresses IP qui se connectent sur de tels sites, mais c’est exclu.

Sans adresse IP, pas d’identification possible de l’abonné ou de l’abonnée qui n’a pas pris soin de sécuriser son accès à Internet pour éviter qu’il serve à du piratage et, donc, il n’y a personne à qui envoyer un avertissement. C’est pour cela que Françoise Nyssen parle « d’adapter la régulation » afin de « doper la lutte contre le piratage et placer la France aux avant-postes ».

 

RETOUR DE VIEILLES IDÉES

Dans les faits, il s’agit surtout de remettre sur la table des idées qui avaient été avancées par le passé, avant d’être mises de côté : ainsi, Françoise Nyssen « souhaite que des listes noires soient établies par la Hadopi, pour permettre aux annonceurs, aux services de paiement ou aux moteurs de recherche de connaître les sites illicites et de cesser leurs relations avec eux ».

La ministre de la culture est aussi en faveur de « moyens efficaces pour bloquer ou déréférencer les sites, et tous les sites miroirs qui se créent après la fermeture du site principal. Ce pouvoir pourrait être confié à la Hadopi, en lien avec le juge, pour répondre à la double exigence d’une suppression rapide et durable des sites pirates dans le temps ».

Ces propositions reprennent dans les grandes lignes les pistes qu’avançait Fleur Pellerin il y a trois ans en Conseil des ministres. Dans sa feuille de route pour un « plan d’action contre les sites internet de streaming, de téléchargement et de référencement tirant profit des oeuvres piratées », il était notamment question de faire un blocage actualisé des sites pirates  et d’assécher leur financement.

Un an avant, Mireille Imbert-Quaretta, qui était autrefois à la tête de la commission de protection des droits, au sein de la Hadopi, avait par ailleurs remis un rapport sur la contrefaçon commerciale, dans lequel il était proposé de veiller au suivi des décisions de blocage de sites par les fournisseurs d’accès à Internet, pour les arrêter ou les étendre à des sites miroirs.

Pistes que Françoise Nyssen ne connaissait vraisemblablement pas, car la ministre estime qu’avec ses propositions, « d’une portée considérable », « rien de tel n’a été imaginé depuis la création de la Hadopi, c’est-à-dire depuis près de 10 ans ».

Ces évolutions incluront un renforcement du rôle et des pouvoirs de la Hadopi et, afin de marquer le coup, la ministre souhaite que le nom de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet change « pour marquer l’entrée dans une nouvelle ère ». Et pour faire table rase du passé, le nom de la Hadopi étant très connoté auprès du grand public ?

« LA LUTTE CONTRE LE PIRATAGE EST L’UN DES GRANDS DÉFIS DU SIÈCLE. LA FRANCE SERA EN PREMIÈRE LIGNE POUR LE PORTER »

En tout cas, ces perspectives d’évolution devraient intéresser la Hadopi, dont les moyens restent limités au mécanisme de riposte graduée. Dans son rapport d’activité 2016-2017, l’institution demandait d’ailleurs à être impliquée contre les sites miroirs pirates et se disait pour la mise en œuvre d’accords volontaires permettant d’actualiser des décisions de justice et ainsi étendre le blocage sans forcément passer par le juge.

Il reste désormais à savoir quelles suites seront données à ces propositions. La ministre affiche en tout cas sa détermination, en accablant le piratage : « Il détruit votre valeur. Il détruit votre pouvoir et votre devoir de dissidence. Il détruit notre modèle. Il détruit notre cinéma, notre création. Il met en danger les moyens d’expression de générations à venir ».

« La lutte contre le piratage est l’un des grands défis du siècle pour le cinéma. C’est une priorité. La France sera en première ligne pour le porter », conclut Françoise Nyssen.

 

Bonjour Erwan, vous avez obtenu votre diplôme en 2017, pouvez-vous nous expliquer comment s'est passée votre arrivée dans la vie active, et votre emploi chez Cojecom en novembre 2017 ?

Tout s'est fait au final assez rapidement. Ayant fini au mois de mai, j'ai commencé chez Cojecom le 31 octobre exactement ! J'ai eu le temps de profiter de l'été, de passer quelques entretiens qui n'ont pas abouti et saisi cette opportunité dès qu'elle s'est présentée !

Quelles sont vos missions aujourd'hui chez Cojecom ?

Je suis Account Manager, que l'on pourrait qualifier plus simplement de Chef de projet digital. L'agence est spécialisée en marketing digital, nous faisons donc exclusivement de la publicité en ligne. J'assure toute la mise en place des campagnes : une équipe de commerciaux se chargent de vendre nos produits, qui une fois vendus se retrouvent dans nos mains. Nous assurons alors toute la préparation, la mise en ligne, le suivi et le reporting des campagnes. Une équipe de Traffic Managers s'occupe elle d'optimiser au maximum l'ensemble des campagnes en cours de diffusion.

On peut voir que Cojecom se décrit comme étant « la régie publicitaire de Google », mais qu'est-ce que cela signifie réellement ?

Cela signifie que nous avons aujourd'hui le plus haut niveau de partenariat Google Partners. Nous sommes en quelque sorte des experts certifiés sur toutes les solutions proposées par Google.

On sait que le digital est un secteur où il y a beaucoup d'offres d'emplois ce qui peut être attrayant pour les étudiants. Mais faut-il être passionné pour se lancer dans ce milieu ?

Le web est un domaine qui va très vite et qui demande en plus de nos compétences en communication et marketing, des compétences techniques assez importantes selon les domaines. Il ne faut pas avoir peur d'apprendre de nouvelles choses en permanence car c'est un domaine où on ne s'ennuie jamais ! En arrivant chez Cojecom, j'étais loin d'être un expert du marketing digital, et jamais je n'aurais pensé travailler dans ce domaine. C'est grâce à ma passion du web en général que j'ai pu m'accrocher dans le torrent d'informations à intégrer et arriver où j'en suis aujourd'hui.


Vous êtes aussi, en parallèle de votre emploi chez Cojecom, Directeur de la communication chez Particules depuis presque 2 ans maintenant. Pouvez-vous nous décrire brièvement ce qu'est Particules et votre rôle au sein de cet organisme ?

Particules est une association via laquelle nous organisons des événements de musique Techno un peu partout à Lyon. Je suis un passionné de musiques électroniques, et ce projet bénévole me permet de m'épanouir pleinement dans ces deux domaines qui me tiennent tant à cœur ! Je gère l'ensemble de la communication de l'association sur les réseaux sociaux, plus des tâches diverses et variées selon les besoins ! Nous sommes peu nombreux donc tout le monde doit mettre la main à la pâte !

Allier 2 emplois à la fois n'est pas trop contraignant ? N'avez-vous pas peur du « trop » ?

Pour être honnête, je cumule maintenant un 3e emploi car je suis devenu récemment Chargé de Communication pour l'Evasion Festival qui se tiendra à Lyon en juillet ! C'est beaucoup de travail, et c'est parfois un peu contraignant, mais j'adore ce que je fais et je m'éclate donc je n'ai pas envie de m'arrêter là !

Quelles sont vos ambitions sur le long terme ?

Simplement pouvoir continuer à prendre du plaisir dans ce que je fais, et peut-être pouvoir vivre un jour de ma passion pour la musique !

Nous remercions chaleureusement Erwan Rey d'avoir pris le temps de répondre à nos questions, et nous lui souhaitons bonne continuation !

BILL BERNBACH(1911-1982)

Bill Bernbach commence sa carriere comme la plupart des marketeurs de son époque en tant que journaliste. Il se fait connaitre d’abord a Grey Advertising mais fondera sa propre agence avec Ned Doyle et Maxwell Dane qu’ils appelleront DDB.  L’agence publicitaire deviendra la 11eme plus grande des Etats-Unis en 1976, elle se démarquera par sa créativité. En effet Bill Bernbach faisait partie des précurseurs de la revolution creative dans les années 1950. A ce moment les publicitaires manquaient cruellement d’inspiration, du moins c’est ce que Bill Bernbach cherche a prouver en créant son agence.
‘On est tellement occupes a mesurer l’opinion publique que l’on oublie qu’on peut la façonner. On est tellement occupes a écouter les statistiques qu’on oublie qu’on peut le créer’.

Apres la fin de la seconde guerre mondiale les supports de communication évoluent et avec les visuels: typographies, posters, publicités télévisées, tous prennent de la couleur et de l’audace. Bernbach relève le défi de la VolksWagen Coccinelle, une voiture pas très appréciée par le public et construite a une époque ou l’ingénierie allemande n’avait pas la reputation qu’elle a aujourd’hui.
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On reconnait le style de Bill Bernbach par sa façon d’interpeller les consommateurs avec ses choix créatifs atypiques,surtout pour l’époque. C’est pour son premier client,Ohrbach un grand magasin, que Bernbach se sert du ‘consumer branding’ pour attirer une nouvelle clientele, plus riche. Ce fut un succès pour la reputation du magasin jusqu’aujourd’hui.

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sources:http://www.printmag.com/featured/legends-in-advertising-bill-bernbach/
https://en.wikipedia.org/wiki/William_Bernbach
http://www.ddb.com/BillBernbachSaid/more-about-bill/biography.html
http://adage.com/article/special-report-the-advertising-century/william-bernbach/140180/
http://www.adweek.com/brand-marketing/bill-bernbach-creative-revolutionary-133901/
http://www.advertisingtimes.fr/2013/04/william-bill-bernbach-et-ddb.html
https://designshack.net/articles/graphics/the-greatest-print-campaigns-of-all-time-volkswagen-think-small/

https://www.pinterest.com/pin/26177241557968955/?lp=true

BILL BERNBACH(1911-1982)


Bill Bernbarch started his carreer as a journalist like most marketers of his time. He first worked at Grey Advertising, he then founded his own agency with Ned Doyle and Maxwell Dane called DDB. This advertising agency became the 11th in the United States, renowned for it's creativity. Bill Bernbach is also known as one of the pionneers of the creative revolution that occured in the world of advertising in the 1950's. Advertisers lacked imagination according to Bill Bernbach, he created his agency knowingly.

“We are so busy measuring public opinion that we forget we can mold it. We are so busy listening to statistics we forget we can create them.”


At the end of the second world war the medias evolved and so did the visuals: typographies, posters, TV ads, more colorful and inspired. Bernbach challenged himself with the VolksWagen Beettle, a disliked car branded with german engineering, not so reputable at the time.

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Bill Bernbach's style is easy to recognize. His creative audacious creative choices for the time shows a will to engage. He first used consumer branding while working for his first client, Ohrbach's (retail store), seeking to attract a richer clientele. This successful campaign laid the foundations of his work.


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sources:http://www.printmag.com/featured/legends-in-advertising-bill-bernbach/
https://en.wikipedia.org/wiki/William_Bernbach
http://www.ddb.com/BillBernbachSaid/more-about-bill/biography.html
http://adage.com/article/special-report-the-advertising-century/william-bernbach/140180/
http://www.adweek.com/brand-marketing/bill-bernbach-creative-revolutionary-133901/
http://www.advertisingtimes.fr/2013/04/william-bill-bernbach-et-ddb.html

 

 

 

 

Julien Pinard