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Lorsque l'on parle de la Grande Guerre (1914-1918), beaucoup d'entre vous se rappelleront des soldats tombés au combat,

mais saviez-vous que le total des pertes des effectifs équins français atteignait les 1 140 000 têtes ?

Les équidés (chevaux et mulets) tenaient principalement le rôle de "moteur". Au début du conflit, l'armée française ne comptait que 170 véhicules automobiles dans ses rangs, les chevaux et mulets étaient donc utilisés pour toutes les autres tâches comme: le commerce, les mines, la batellerie, l'agriculture, les déplacements, le tractage de matériels,...

Au début de la Guerre, l'armée française ne comptait que de 190 000 têtes, dont 100 000 sont affectées au transport et autres corvées et les 90 000 restant sont destinés à la cavalerie. Ainsi pour compléter ses rangs, elle mobilisa 520 000 chevaux et mulets pour partir sur le terrain. Même si cette réquisition fut une réussite sur un plan quantitatif, ce n'était pas le cas sur le plan qualitatif. En effet, lors de la sélection des équidés il n'y a pas eu de contrôle poussé des équidés notamment sur leur âge, leurs tares ou encore si les femelles étaient pleines (c'est à dire fécondées et qu'elles attendaient un poulain).

Ce contrôle superficiel entraîna de nombreuses pertes rien que durant les trois premiers mois où 130 000 chevaux vont trouver la mort dans des conditions difficiles; en parcourant de longues distances, par manque de nourriture, les blessures étaient aussi courantes comme les chevaux étaient rarement dessellés, etc.

Durant la Grande Guerre, un cheval sur sept a été blessé, un sur trois parmi ceux qui étaient en première ligne, et 40 % des chevaux blessés sont morts. De plus la concentration de mulets et chevaux a entraîné des problèmes d'ordre sanitaire avec l'apparition de maladies contagieuses comme la gale. 

Le système d'alimentation apporté aux équidés lors du conflit n'était pas adaptés; par exemple les chevaux de fermes sont habitués à manger du foin et non de l'avoine, or le foin manque... L'armée se retrouve donc obligée de se séparer de 100 000 chevaux par manque de réserve de nourriture adaptée.

Enfin, les conditions de vie très rustiques favorisent l'apparition du syndrome dit de surmenage ; mal nourri, déprimé, trop sollicité, affamé, malade, le cheval s'épuise. Pour que au final il tombe et ne se relève pas.